Céline MAUHIN        - Psychopraticien en Hypnose / Cabinet de Psychothérapie

LE DEUIL ET LA MORT




«Le chagrin caché, enfoui au plus profond de son coeur le consume comme un ver ronge un fruit, sans qu’il paraisse au dehors, jusqu’à l’effondrement» 





La perte d’un être cher n’est pas seulement un événement ponctuel qui bouleverse nos sentiments et nos plans pendant quelques semaines, ni un événement qu’on oublierait avec le temps, automatiquement. Pour la plupart des endeuillés, les répercutions se feront tout au long de leur existence.

Et pourtant...    

A travers mon histoire, je n’ai pu que constater l’immensité du vide qui accompagne les personnes touchées par un deuil. J’ai pu ressentir profondément l’incompréhension, la peur des proches à laisser les gens vivre leur deuil, pressés qu’ils étaient à passer à autre chose, et au tabou que constitue la mort dans notre société occidentale.

Ce genre de comportement ne fait que pousser  les gens à cacher leur chagrin, à garder enfoui au fond d’eux la douleur et les questionnements. Nous avons tous, ou presque, des deuils non faits qui se sont accumulés au fil du temps. Or, si nous nous contentons de les contourner, de les mettre de côté, nous pouvons être sûr qu’ils réapparaîtrons un jour à la surface d’une manière ou d’une autre, rendant un nouveau deuil insurmontable, ou entraînant une maladie.

Le travail de deuil (et de la perte) s’adresse à des personnes qui, touchée par la perte  souhaitent comprendre ce qui leur arrive:  pour en être acteur et non victime. Il ne s’agit pas exclusivement du travail à faire lors d’un décès, il est présent dans tous les domaines de notre vie.  
C’est la façon dont nous nous y prenons pour gérer une perte : d’un être cher mais aussi d’un animal, d’un objet, de notre jeunesse, d'un travail, de ce que nous aimions et qui est inexorablement révolu.

Il s ‘adresse à toute personne ayant l’impression de vivre l’insurmontable, sans lueur d’espoir.
Il s’adresse aux personnes souhaitant découvrir le sens que peut prendre la mort dans leur propre vie.

Il s'adresse aux personnes qui ont l'impression qu'ils s'en sortent et finalement le chagrin revient, submerge ... Et c'est normal ! 
Vous ne vous remettez pas de votre chagrin au bout d'un an ? 
C'est normal! 
Notre société souhaite que tout aille vite ... trop vite ...
Le deuil est un processus ... un processus qui prend du temps avant de se reconstruire ... Le temps qu'il vous faudra à vous !

Il s'adresse aussi aux personnes qui sont souvent en colère contre le monde entier ... Car oui, cela aussi, cela fait parti du deuil ...

Le travail de deuil, à mon sens, est tout sauf l'oubli ... C'est bien au contraire, retrouver un lien avec la personne disparue ... un lien intérieur qui restera à tout jamais ancré en nous et permettra de continuer à vivre ...

Tout ce processus comporte des étapes ... Et parfois de savoir que ces étapes existent et pouvoir en parler provoque un soulagement non négligeable. 

Je vous invite donc à faire un voyage dans ces lieux dévastés, ces lieux désertés qu’on rencontre suite à la perte de l’être aimé, un voyage dont on peut sortir transformé ...

«Parce qu’il est possible, pour chacun de nous, de perdre sans se perdre»



LE SUICIDE D UN PROCHE - UN DEUIL PARTICULIER

Le deuil suite à un suicide est plus compliqué car il risque de se rajouter des facteurs qui n'existent pas dans le deuil dit "classique"

Il s'agit d'abord de s'assurer qu'il n'y a pas un choc post traumatique . Si vous avez découvert le corps ou entendu le déroulement des évènements, il se peut qu'il y ait beaucoup de cauchemars, d'angoisse ...
Ces symptômes peuvent être traités par l hypnose ou l EMDR. 

Il y a ensuite le regard des autres ... Vous aurez peut être honte, ou peut être sentirez vous de la peur chez les autres ... Il y a donc un isolement plus fréquent que dans les autres deuils qui sont plus facilement "accompagnés".

Il y a aussi l'éternelle question du "Pourquoi?" 
Cette question peut hanter les personnes qui restent pendant de longs mois ... parfois on évince la question en faisant preuve de compréhension ou pour ne pas y penser . 
Mais cette question est nécessaire un jour ou l'autre ... 
Alors là encore, pensez à vous faire aider pour avancer, ne pas rester bloqué dans un processus qui va prendre des années ...


Alors, des années ? 
Oui, des années ... Mais cela ne veut pas dire d'être accompagné par un psy pendant des années ... Il y a des phases où c'est nécessaire ... et puis on en ressent moins le besoin ... Et puis quelques mois plus tard, on sent que quelque chose ne va pas ... 

C'est dans cette démarche que je vous propose mon aide ...



DE L IMPORTANCE DES RITUELS 




Il est primordial d’avoir le sentiment d’avoir pu rendre hommage au disparu et si cela n’a pas été suffisamment fait lors de la cérémonie religieuse, rien n’empêche de le faire par la suite, dans l’intimité. 

Cela peut être le rôle du thérapeute que de permettre au patient de remédier à ce manquement. Même s’il n’a plus de corps, même suite à un avortement, une fausse couche: il faut donner une place à cet être disparu et honorer cette vie.

De la même manière, on a souvent le sentiment de n'avoir pas eu le temps, pas eu le temps de tout dire à la personne disparue (ses regrets, son amour, ses rancoeurs, etc...), il est possible, avec la thérapie du deuil, d'apaiser ses sentiments ... d'apaiser son coeur ...


ACCOMPAGNEMENT DE L ENFANT ET L ADOLESCENT DANS LE DEUIL OU LA MALADIE 

Lors d'un deuil familial, ou lors d'une maladie grave de l'un des parents, les adultes sont souvent tellement affectés eux même et en proie à leur propre souffrance qu'ils en oublient l'impact sur les enfants ou pensent que cela va passer ...
Les enfants ne comprennent pas la mort, ne l'oubliez pas ! 
L'enfant va pourtant ressentir et percevoir les angoisses, la tristesse,  de ses parents.

Il va comprendre parfois qu'il "vaut mieux ne pas en parler car cela rend triste papa ou maman".

Je peux les aider en ce sens, alors n'hésitez pas à venir me voir si un changement de comportement persiste.Il suffit parfois pour l'enfant de pouvoir en parler à un tiers, sans crainte, pour apaiser des angoisses, des peurs...Et pour les parents, il est parfois plus facile de laisser cette tâche à un thérapeute qui aura les mots pour le dire.

Quand aux adolescents, c'est souvent la colère enfouie qui les minent, l'impression de ne pas être comme tout le monde à un âge où on ne souhaite pas être différent des autres, mais appartenir à un groupe.
Il sera donc plus facilement dans le déni, mais que se passe-t-il le soir, quand il se retrouve seul face à cette perte ?

Assistant de création de site fourni par  Vistaprint